La maison du Prieur
La cérémonie débutera à 10h30 et sera suivi d'un apéritif et d'un banquet.
La maison du Prieur se situe sur la place de l'Abbatiale, juste au fond à droite en passant sous le porche.
Après de nombreuses randonnées à sillonner des sentiers toujours différents de la Bretagne à la Sardaigne, après avoir gravi plusieurs sommets des Alpes françaises, italiennes et suisses, nous avons décidé de faire une pause dans nos périples et d'en profiter pour vous inviter à notre mariage.
Le 7 mars 2011
RépondreSupprimerCommentaire d'Angelina et de Mario
Commentaire d'Angelina et de Mario
Avec toutes nos félicitations et voeux les meilleurs pour votre vie à deux +
Avant de prendre pied sur un glacier qui permettra d’atteindre un sommet, avant d’entreprendre l’escalade d’une paroi, il y a toujours un arrêt indispensable. C’est le moment de chausser les crampons pour le glacier et de s’encorder, qu’il s’agisse du glacier ou de la paroi. L’opération est importante et demande de mettre toute son attention en prenant son temps : il peut y aller de la vie de tous et de chacun. Je suis donc lié, relié à mon compagnon de cordée ; nous ne sommes plus indépendants, nous dépendons l’un de l’autre ; nous sommes obligés de marcher au même rythme. Ne suis-je donc plus libre parce que nous avons à marcher ensemble, attentifs l’un à l’autre, nous attendant, nous épaulant, sachant que nous pouvons compter l’un sur l’autre ? Liés pour les passages faciles comme pour ceux qui sont plus difficiles, ayant besoin de l’autre pour les joies à découvrir comme pour les risques à prendre, ai-je l’impression d’avoir perdu ma liberté ? Je me sens pleinement libre, pouvant faire ce qui, seul, me serait impossible. Mon harnachement, loin d’être une entrave, est, pour moi, possibilités nouvelles, sécurité, source de joie ; il permet des audaces qui, autrement, seraient des imprudences. Savoir que l’on peut compter sur l’autre au long des jours, être celui et celle qui est épaulé et qui épaule ; se supporter au sens d’être support réciproque et souvent par alternance ; vivre ensemble les moments faciles et ceux qui le sont moins. Je ne suis plus indépendant, mais je suis libre et je peux oser, entreprendre, réussir : je peux vivre pleinement. Associer nos libertés, en perdant notre indépendance, c’est multiplier nos chances de découverte, c’est développer nos compétences, c’est pouvoir communier à la beauté de la haute montagne.